L’association Morgane
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Assocition Morgane
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Partenariat avec GAIA

Du 25 au 27 février, exposition de 25 œuvres commandées à des artistes précédemment exposés à la Galerie Gaïa. Elles seront vendues au profit de l’association Morgane.

L’attribution des œuvres se fera par tirage au sort le samedi 27 février à 17h. Vous y êtes cordialement invités.

G a l e r i e G a ï a Elisabeth Givre 4 rue Fénelon - 44000 Nantes

Comment participer  : vous vous déclarez acheteur, avant ou sur place avant le tirage au sort. Pour cela, vous faites un chèque de 130 € à l’ordre de l’association Morgane. Seules les 25 premières demandes pourront être honorées Le tirage au sort vous attribuera une des 25 œuvres produites.

Les artistes et Elisabeth Givre – Galerie Gaïa – abandonnent tous leurs droits au profit de l’association Morgane.

L’association Morgane offre aux acheteurs un livre-coffret qui regroupe un tirage des vingt-cinq œuvres exposées. D’autres tirages de ce livre-coffret seront mis en vente après le tirage au sort. Nous vous en informerons.

Vous voulez en savoir plus ? Découvrez dans le texte en pièce jointe le récit de la genèse de ce projet.

Si vous souhaitez acquérir une œuvre mais ne pouvez être présents pendant l’expo à Nantes, merci de prendre contact avec nous. Attention, nous sommes à Dagana du 13 au 23 février….mais toujours joignables par mail.

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Morgane, ma fille, ma joie, mon bonheur, ma douleur, ma détresse. Le vide. Morgane est morte, emportée par une avalanche le 30 décembre 2001. Elle laisse son frère, ses parents, ses amis, anéantis.
Elle aimait l’amitié, le rire, les gens, l’engagement, la solidarité, le sport, la mer, la montagne, l’air, l’eau. Elle était tenace, généreuse et curieuse. Elle voulait tout comprendre. Elle avait choisi de se préparer au métier d’institutrice avec l’envie de donner une chance à tous. Elle avait découvert la pédagogie Freinet.
Morgane, notre énergie, notre détermination. Elle n’aurait pas aimé qu’on se replie sur la douleur de son absence. Nous avons voulu la faire vivre à travers un projet qu’elle aurait pu mener. Nous créons l’association Morgane.
C’est alors la rencontre avec un éducateur Freinet de Dagana au Sénégal, Papa-Meïssa Hanne, président de l’Association Sénégalaise de l’Ecole Moderne ; elle vulgarise, adopte et promeut la philosophie et les techniques Freinet et toute innovation allant dans le sens de l’édification d’une école laïque, populaire, moderne et libératrice. Elle développe les droits d’un enfant citoyen.
Avec eux et grâce aux dons des 850 adhérents de l’association Morgane nous construisons un centre de documentation et de formation des enseignants (2005), un groupe scolaire public (école élémentaire -2008 - et école maternelle - 2011). Aujourd’hui nos actions portent essentiellement, mais toujours à la demande de nos partenaires sénégalais, sur l’aide à l’amélioration de la pratique du français, langue officielle du pays qui permet une communication entre toutes les régions. En 2016 : formation d’aide à la lecture de l’image en février et conduite du projet de construction d’un espace polyvalent associé au groupe scolaire et ouvert sur le quartier.
« Dagana résume bien Morgane, dans ses envies, dans l’énergie qui entoure ce projet, parce que l’objectif n’est jamais perdu de vue et qu’une fois atteint, on continue à aller de l’avant ».
Ce qui fait la réussite de ce projet c’est aussi le hasard des rencontres.
Nous avions des tableaux fraîchement restaurés à faire encadrer, mais ce n’est pas l’urgence. Enfin, un jour, on se décide ! Nos trois tableaux sous le bras et un cadre ancien en bandoulière, on y va. En route vers la galerie qui nous a été recommandée. C’est ouvert, on entre. Bruno nous accueille, nous découvrirons plus tard qu’il est un des « artistes de GAÏA ». Avec lui on commence par le plus ancien. Il trouve que le cadre d’origine est ce qu’il est, mais que surtout c’est une partie de l’histoire de l’œuvre. C’est ainsi que Blandine l’a toujours connu. C’est dans son jus qu’il a du sens…nous sommes interloqués. Celle dont nous saurons plus tard que c’est Elisabeth Givre, vient se joindre à nous. Elle abonde dans cette idée qui petit à petit pénètre Blandine et s’impose comme une évidence : le cadre ancien fait partie de l’image de ce tableau. Changer le cadre en changerait probablement, son esthétique et ses proportions et en tout cas l’image que nous, et surtout Blandine, en avons. Il restera dans son jus…. aux suivants. L’un héritera d’un cadre américain en bois naturel et l’autre d’un cadre du même type mais noir ! C’est le conseil d’Elisabeth qui nous va bien, chacun le sien, chacun sa couleur. Nous déposons le tout dans un coin de la galerie, l’esprit enfin libéré, il est temps de lever le nez et de regarder ce qui nous entoure dans cette galerie bien garnie.
Nos yeux tombent sur le dernier livre de Christian Bobin : « Noireclaire ». Que fait-il là ? Notre curiosité ouvre le livre…il est « enrichi » de nombreux dessins, à la plume et à l’encre grise, très délicats et précis. Riches en émotions…et nous apprenons que c’est Bruno Dumas, notre premier guide-encadreur-conseil qui commet ces ajouts. Il nous expose le principe : « vous me remettez un livre qui a du sens pour vous, je m’engage à vous le restituer dans un temps que je serai seul à maîtriser, mais enrichi de dessins ». Je propose à Blandine de faire illustrer les « 365 petits mots pour blandine » qu’Isabelle Pinçon, son auteure, a édité avec la Bolée d’Art. Rendez-vous est pris pour remettre l’ouvrage à la galerie le surlendemain.
A ce rendez-vous, Pierre ira seul. Il souhaite prendre un peu de temps pour raconter l’histoire, l’histoire du livre, notre histoire. Que Bruno et ses dessins en soient imprégnés…
Le jour dit il va à la galerie avec trois livres en poche. Un pour qu’il soit illustré, un pour Elisabeth et un autre pour Bruno, l’artiste, avec pour seule intention de partager et peut-être faire plaisir.
L’histoire est racontée, Morgane, l’avalanche, le vide, les amis, les petits mots qui accompagnent Blandine, l’association, les projets, le Sénégal et c’est sans fin de raconter tout ça. Un visiteur de la galerie se joint à nous dans la discussion. Une espèce de grâce nous enveloppe tous, un temps dans le temps, et puis on se quitte en se disant que quand c’est prêt on s’appelle. On échange les mails et l’adresse du site. Au revoir, merci, à bientôt. Bruno capte le livre que Pierre avait remis à Elisabeth en lui disant « J’ai une idée avec. Je te le rendrai plus tard… ». Chacun comprend qu’il va aussi travailler sur cet exemplaire pour elle.
Et puis fin décembre, un mail d’Elisabeth Givre nous demande si nous sommes libres un jour de janvier pour venir à la Galerie. Nous ne voyons pas l’urgence et pensons répondre dès notre retour à Nantes…. Quelques jours plus tard, nouveau mail, qui expose un projet né entre Elisabeth et Bruno après que Pierre les a quittés le jour de la remise des livres : celui d’associer les artistes de Gaïa au projet de l’association. L’émotion nous submerge. Le projet se concrétise et s’enrichit, vous en avez une partie entre les mains…
Elisabeth, Bruno, comment vous dire ? Les murs et les actions de formation à Dagana porteront votre trace, votre générosité et votre émotion. Comme celle des artistes qui vous font confiance et maintenant nous accompagnent…
Blandine et Pierre Nantes, le 10 février 2016

G a l e r i e G a ï a

Je savais qu’en ouvrant cette galerie d’art, je serai au carrefour d’intenses émotions. Entre les artistes qui offrent sans limite de générosité leur art, et des amateurs prêts à se laisser envahir, parfois malgré eux, jusqu’à être bouleversés dans leur intimité.
La rencontre de Blandine et Pierre parents de cette jeune femme qui a donné naissance à l’Association Morgane, m’a emmenée dans un autre territoire dans lequel un lieu comme une galerie d’art doit s’exprimer. L’engagement.
L’histoire est venue des traits, qui se transforment en portrait, de la plume que Bruno DUMAS laisse courir sur les pages d’un livre. Alors, le livre symbole de liberté, de culture et de l’éducation sera notre lien avec Morgane. Bruno exhume de sa bibliothèque un vieux livre aux pages jaunies que nous démembrons pour envoyer 4 feuillets à chaque artiste de la galerie. Peintres, plasticiens, graveurs, sculpteurs ont ainsi reçu la même consigne « libre de vous exprimer sur ces feuillets », ces œuvres seront vendues au profit de l’association MORGANE.
25 artistes ont travaillé généreusement en faisant don de leur ouvre, pour MORGANE, pour VOUS.
En recevant les œuvres par courrier de Normandie et de Bretagne, de Paris du Mans, et à la galerie avec les artistes locaux qui me racontaient en tournant les pages comment ils avaient vécu ce processus créatif, j’ai compris que le livre se reconstituait sous mes yeux, avec des histoires dans l’histoire. Infiniment vivant.
Alors, chaque instant étant unique, le temps d’une exposition « Au hasard pour Morgane » tous les feuillets seront réunis visibles et lisibles ….ou presque. Et puis grâce à votre générosité ils seront à nouveau dispersés pour mieux raconter cette histoire au plus grand nombre. Vous avez entre les mains un autre livre qui raconte cette aventure, avec les oeuvres précieuses d’artistes de la G a l e r i e G a ï a .

Edition limitée à 250 exemplaires.

Elisabeth GIVRE G a l e r i e G a ï a 4 Rue Fenelon 44000 Nantes 02 40 48 14 91

contact galeriegaia.fr - et - www.galeriegaia.fr

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